Mon-Repos sans mon smartphone
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Mon-Repos sans mon smartphone

 
Sylvie Castagné

est mère d’une adolescente qui, comme nombre de ses pairs, lâche difficilement son smartphone. La jeune fille trouve toutefois que sa mère passe un peu trop de temps sur Facebook et sur Twitter.La rédactrice free-lance basée à Zurich prend plaisir à explorer l’univers numérique et à analyser l’impact des médias sociaux sur nos vies.

Sylvie Castagné (texte et photo), 7 mars 2016

La journée s’annonçait magnifique. L’air matinal avait cette fraîcheur vivifiante qui met de bonne humeur. (J’adore me promener dans la nature à l’aube.) Et le parc de Mon-Repos m’offrait une agréable parenthèse champêtre durant mon séjour lausannois.

En arrivant à la belle villa du XVIIIe au milieu du parc, je tâte machinalement ma poche droite. Puis la gauche. Pas de boursouflure familière. D’un geste vif, je glisse les doigts dans la poche droite. Puis dans la gauche. Rien! Le vide! Moment d’affolement. Je «checke» les poches de mon pantalon. Rien non plus. Là, je ne rigole plus…

Je n’aurais quand même pas oublié mon iPhone?

Je n’aurais quand même pas oublié mon iPhone? Eh bien si! Pas de portable: pas d’Internet. Pas de Facebook, pas de Twitter. Ni de WhatsApp ni de messages. Il me semblait toutefois que je pourrais survivre une petite heure à ces privations sans trop de dommages.

Il y avait les grands arbres et les cris des oiseaux venant de la volière. Il y avait une lumière extraordinaire, qui projetait des ombres graphiques autour de la haie de buis, sur l’herbe luisante de rosée… Et je n’avais même pas d’appareil photo!!!

Impossible de poster ou de twitter une photo de mon incursion dans ce lieu sublime à l’aube. OK, ce n’est pas si tragique. Je reviendrai – dûment équipée – au parc de Mon-Repos aux premières heures du jour, pour y faire des photos. Peut-être même une petite vidéo. Histoire d’emporter aussi avec moi les cris des oiseaux exotiques. Et de pouvoir les partager en effleurant mon portable du bout de l’index.

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