5 min

Sur les talons d’Hilary Swank à Locarno

Que se passe-t-il lorsqu’un jeune réalisateur a carte blanche pour créer un court-métrage sur le Locarno Film Festival? Il nous propose une recherche semée d’embûches pour trouver la star hollywoodienne Hilary Swank.

Il est peu avant sept heures et demie, un jeudi matin, durant le 72e Locarno Film Festival. La ville est encore humide de la pluie tombée la veille et a la gueule de bois après la soirée d’ouverture du festival. Mais pas Vincenzo Borsellino, étudiant en cinéma: avec son équipe de tournage, ils ont travaillé la moitié de la nuit sur le planning de tournage et se tiennent maintenant pleins d’entrain devant le Palacinema, siège du Locarno Film Festival et de la haute école de cinéma CISA. «Qui a les clés pour aller chercher le matériel?», demande Vincenzo. Il s’avère qu’avant huit heures, il est impossible de pénétrer dans l’école sans clés. Vincenzo décide de se rendre sans attendre sur le lieu du tournage. A pied. En effet, le seul bus de la haute école est réquisitionné pour le festival.

Le film

Dans le court métrage de la contribution ci-dessus, une jeune journaliste tente de brosser le portrait de la célèbre actrice américaine Hilary Swank. Elle se rend à Locarno et suit de près la lauréate d’un Oscar. L’actrice de 45 ans a décroché un Léopard d’honneur lors du Locarno Film Festival.

L’équipe

Vincenzo Borsellino a relevé le défi d’écrire un scénario en quelques jours seulement, mais aussi de le filmer, de le monter et de présenter un film fini. «Le format exigé était un gros challenge pour moi: c’est pour cela que j’ai posé ma candidature», explique-t-il. Le jeune homme de 25 ans suit le cours post-diplôme de la CISA en Screen-Writing et Creative Producing. Il a créé jusqu’à présent six courts-métrages et a collaboré à deux films de fin d’études.

Vincenzo Borsellino (devant), Alice Priante, Enea Franca, Samuel Bogni (de g. à dr.).

Pour le projet, Vincenzo a fait appel à un caméraman et à une assistante caméra, à un spécialiste du son, à un assistant de production et à un monteur. Etant donné que la CISA propose des cursus en écriture de scénario, en conception sonore, en caméra, en post-production ou en réalisation, il a pu recruter toute son équipe dans l’institut de formation le plus connu de Suisse italophone pour le cinéma, la télévision et le multimédia.

Le réalisateur

Vincenzo a commencé à s’intéresser aux films à l’âge de 14 ans: «J’ai été totalement fasciné par Frissons de l’angoisse, réalisé par Dario Argento. A l’époque, je n’avais aucune idée sur le sujet. J’ai ensuite absorbé tout ce qui existait sur le thème des films, comme une éponge. Et je dois avouer que je suis très heureux d’avoir grandi en Italie, où le milieu cinématographique est très vivant. La création cinématographique européenne se trouve pour moi au premier plan mais, en tant que cinéaste, je m’intéresse bien entendu aux productions du monde entier. Adolescent, j’étais particulièrement attiré par les films d’horreur. Avec le temps, je me suis penché sur d’autres genres et j’ai compris que je souhaitais aussi créer des histoires et des personnages plus complexes.»

Swisscom soutient la création cinématographique en Suisse

Swisscom est étroitement liée à la Suisse et à ses habitants. C’est pourquoi nous nous engageons dans les secteurs culturels et soutenons notamment la création cinématographique suisse. Nous sommes ainsi sponsor principal des Journées de Soleure, ainsi que du Locarno Film Festival depuis 23 ans déjà. Du grand écran au confort du salon: avec Swisscom TV, nous vous proposons les films suisses directement chez vous. Le catalogue TELECLUB on demand contient actuellement 180 films suisses qui n’attendent qu’une chose: vous divertir.

Le festival

Cette année, Vincenzo a participé pour la première fois au festival du film. «Mais je connais bien l’histoire du festival car j’aime les vieux films.» Cette année, il a vu le film d’animation italien The Bears’ Famous Invasion of Sicily de Lorenzo Mattotti sur la Piazza et a été très impressionné. Son court-métrage l’a occupé le reste du temps.

Dans un an, Vincenzo aura fini sa formation à la CISA et devra trouver du travail. «Cela ne sera pas simple, c’est certain. Les postes sont rares dans le secteur. Mais je reste optimiste et j’arriverai à tourner mes propres films. Et peut-être que cette expérience au Locarno Film Festival m’aidera pour la suite.»

Comment devient-on réalisateur?

Il n’existe pas de formation directe pour devenir réalisatrice ou réalisateur. Il est par exemple recommandé de suivre des études de caméraman ou de réalisateur, afin de trouver une porte d’entrée. Ces cursus sont proposés dans des hautes écoles (ECAL Ecole cantonale d’art de Lausanne HES SO – Cinéma ou Ecole de Cinéma de Genève-Lausanne). Vous trouverez d’autres liens à ce sujet sur le site Internet de la Fondation de formation continue pour le cinéma et l’audiovisuel. 

Il est également possible de faire du volontariat pour une chaîne de télévision et d’évoluer ensuite vers des formats plus courts dans le domaine de l’information à des formats longs, comme les documentaires et les reportages. Des études dans le domaine sont généralement exigées. Philosophes, politologues, professeurs de littérature, juristes, économistes et même médecins peuvent devenir réalisateurs. L’essentiel est d’avoir de bonnes idées pour une mise en œuvre cinématographique, une résistance élevée au stress, un esprit d’équipe et de la flexibilité, car le quotidien professionnel est loin d’être régulier.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lisez maintenant