Un ordinateur portable et une raquette de ping-pong sur une table.
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Une note «Minecraft» en cours de sport?!

Les jeux jouent un rôle central dans l’apprentissage des compétences essentielles, et les jeux vidéo également. Pourtant, ces derniers ne sont toujours pas reconnus par la société.

2018 aura été l’année de l’essor des jeux en ligne et du e-sport en Suisse. De plus en plus de parents sont obligés de prendre position face à ces pratiques: une tâche loin d’être aisée mais que l’on ne peut pas déléguer.

Dans le dernier enter consacré à l’e-sport, j’ai posé la question brûlante: si mon fils voulait devenir footballeur professionnel, je concevrais de faire beaucoup de sacrifices pour qu’il intègre le FC Sion. Mais s’il me demandait de le soutenir dans sa carrière d’e-sport? Quelle serait ma réaction?

Le jeu nous définit

Le jeu fait non seulement partie du patrimoine culturel, mais est également inscrit dans les gènes de nombreux êtres vivants. Les jeux sont toujours structurés de la même manière: on crée une zone dédiée, clairement détachée de la réalité d’un point de vue spatial et temporel et régie par des règles. Le jeu se déroule alors dans cette zone et vise toujours un objectif. Le jeu peut permettre de s’améliorer dans divers domaines: combat, identification d’objets, réponses à des questions, développement de stratégies, résolution de problèmes, etc. Et le jeu vise bien souvent à nous faire évoluer.

Ces dernières années, la recherche sur le cerveau a montré que jouer a un impact extrêmement positif sur nos connexions neuronales. Via le jeu, l’entraînement et l’apprentissage deviennent en effet ludiques. Assimiler une suite d’actions précise devient soudain très divertissant. Avec le jeu, nous prenons du plaisir à apprendre.

Époques différentes, jeux différents

Les jeux modernes permettent d’exploiter toutes les possibilités des médias numériques. Jouer aux échecs quand son partenaire favori n’est pas disponible ou faire une partie de jass à deux? C’est désormais possible. Ces jeux permettent aussi de s’immerger dans des univers d’aventures très complexes. De plus, ils offrent à leurs inventeurs des possibilités infinies de logiques de jeu.

Nombreux sont ceux à reprocher aux jeux vidéo leur caractère violent, car toujours basés sur le combat, les armes, les fusillades et la victoire sur l’adversaire. Mais ce reproche peut être également fait aux jeux conventionnels, que ce soit les échecs, le Brändi Dog, le football ou le tennis. De manière générale, tout jeu, sport ou jeu vidéo consiste en une compétition. Il faut être le meilleur, battre l’adversaire, sauter plus loin, plus haut et être plus rapide. Ne faire ce reproche qu’aux jeux vidéo, c’est faire preuve de mauvaise foi.

Alors quelle serait ma réaction si mon fils voulait devenir e-sportif? Hum… Laissez-moi réfléchir… S’il est doué? S’il y prend du plaisir? S’il ne délaisse pas tous ses amis? Si ses notes à l’école ne s’en ressentent pas? S’il s’améliore de jour en jour? Ok, cela fait beaucoup de «si». Mais je ne dirais pas non tout de suite et je me pencherais sur la question.

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